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Historique

Suzanne DeLaDurantaye
Durant l’été 1974, à L’Acadie, des femmes se regroupent et décident de monter, pour l’Année internationale de la Femme, la pièce déjà devenue fétiche : Les  Belles-sœurs, de Michel Tremblay. Elles se cotisent (100 $ chacune) et trouvent un metteur en scène en Gilles Gemme, conseiller pédagogique en français, à la commission scolaire locale. La pièce fut jouée en février 1975 dans l’ancien gymnase de l’école Napoléon-Bourassa qui n’a pas encore vu construire son deuxième étage.

Comme la production avait généré des revenus, elles décidèrent, en 1976, de récidiver avec une pièce de Jacqueline Barrette, intitulée « Dis-moi qu’y fait beau, Méo », d’incorporer la troupe de théâtre en tant qu’organisme à but non lucratif et d’élire un conseil d’administration.

Comme plusieurs d’entre elles demeuraient sur le chemin Grand-Pré, où se situait également le lieu des répétitions, soit l’ancienne école Saint-Michel,  alors désaffectée, elles optèrent pour le nom de Théâtre de Grand-Pré. En 1977, Suzanne DeLaDurantaye en est devenue présidente et le demeura pendant près de 25 ans.

Au fil des ans, le TGP a joué des représentations théâtrales au profit d’œuvres caritatives (ARBRE, Association de la paralysie cérébrale), culturelles (Bicentenaire de L’Acadie, Fantômes de L’Acadie, rénovation du clocher de l’église de L’Acadie, Fête nationale et banquets des Patriotes) et sociales (Fermières, Lyons). En plus de L’Acadie, des représentations furent aussi données à Iberville, Saint-Jean-sur-Richelieu, Saint-Joseph-de-Sorel, Napierville, Saint-Blaise-sur-Richelieu, Rougemont et LaPrairie. Il a même fait venir ou accueilli des troupes de théâtre professionnel pour adultes (Cœurs en contes, L’Escaouette) et pour enfants (L’Ourson doré).

Le TGP a aussi intégré des organismes du milieu au sein de ses productions : le Cercle des Fermières de L’Acadie (La Grève des ménagères, 1990), le Regroupement de personnes handicapées du Haut-Richelieu (RMH) (Au cas où, 1980), le Club de l’Âge d’Or de Saint-Jean (On va t’y n’avoir du plaisir, 1983), deux textes de Suzanne DeLaDurantaye. Cette dernière production inaugura la salle de spectacle du Centre culturel Fernand-Charest.

Le TGP a également participé à des festivals de théâtre (Sherbrooke, Baie-Saint-Paul, Victoriaville…). En 1995, il s’est même produit en France, à Gennevilliers en banlieue parisienne, lors d’un « pont de l’amitié » avec une troupe de l’endroit qui était venue au Québec en 1992 et qui avait alors joué à Saint-Jean-sur-Richelieu. Il a été un animateur culturel pendant quelques années, en permettant à des auteurs et des artistes du Haut-Richelieu et d’ailleurs de mieux se faire connaître, lors de spectacles intitulés : « Les soirées du TGP », un concept de Gilles Gemme.

Près de 36 ans et des dizaines de productions plus tard, la troupe monte actuellement quatre productions par année et accueille, à l’occasion, d’autres troupes dans la salle qui, au départ, fut mise à sa disposition par la Municipalité de L’Acadie et maintenant, par la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu. Elle compte une soixantaine de membres actifs et une demi-douzaine de personnes-ressources.

Le TGP a également développé un volet formation. En plus des ateliers qu’il a offerts à ses membres pendant plusieurs années, il a commencé en 1992 à donner des cours aux enfants, par l’intermédiaire des municipalités de L’Acadie et de Saint-Jean-sur-Richelieu puis il a fait de même auprès des adultes. En 1996, il fut accrédité par la Commission scolaire des Hautes-Rivières pour offrir l’option Théâtre de son programme Sports-Arts-Études.

Après avoir été membre du secteur amateur de la défunte Association québécoise du Jeune Théâtre (AQJT), le TGP a été l’un des membres fondateurs en 1986 de ce qui deviendra la Fédération québécoise du Théâtre amateur (FQTA). Il fut également membre de ce que deviendront les actuels regroupements « Loisirs et sports Montérégie » et « Conseil montérégien de la Culture et des Communications ». Il fut de même très actif au sein du comité culturel du Conseil économique du Haut-Richelieu (CLD) pendant une dizaine d’années, instance qui a créé la Soirée Ès Arts et qui a décerné au TGP, en 2009, le prix « Passeur culturel » pour avoir su transmettre sa passion pour la pratique théâtrale et suscité de multiple vocations.

Conscient des années qui passent, le TGP a souligné plusieurs de ses anniversaires. Lors du 10e, des épinglettes en céramique ont été fabriquées par une artisane, selon les couleurs et sous la forme de son logo. Lors du 20e, des t-shirts (gaminets) et cotons ouatés aux mêmes couleurs (rouge cerise et gris perle) furent produits. Lors du 25e, une brochure d’une vingtaine de pages fut publiée, sous les auspices de Gilles Gemme. Ces objets et célébrations ont renforcé le sentiment d’appartenance de ses membres envers le TGP ainsi que la publication d’un bulletin de liaison, le « Trait d’union », qui existe toujours mais sous format électronique.

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484 chemin du Grand Pré
Saint-Jean-sur-Richelieu
J2Y 1J6, (QC)
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